Strasbourg 1900-1918 : un urbanisme municipal

Fritz Beblo (1872-1947), Stadtbaumeister

Bains municipaux (1905-1911)

Façade sur le Boulevard de la Victoire

Vues intérieures

Ecole Saint-Thomas 1905-07

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Cimetière Nord

Robertsau

Foyer du Célibataire, 2 rue de Lausanne (1911)

La Grande Percée (1902-1918)

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La "Grande Percée" est un ambitieux projet municipal visant à établir une liaison Est-Ouest dans la ville de Strasbourg, permettant de relier la nouvelle gare et le Port situé à l'époque le long du bassin d'Austerlitz.

Le projet suppose le percement d'une grande artère au sein de la ville historique, ce qui entraîna la destruction de maisons anciennes, pour la plupart des maisons vétustes devenues des taudis.

La population de ces quartiers insalubres fut préalablement relogée dans des cités construites en périphérie, notamment la Cité-jardin du Stockfeld.

La qualité du projet de l'architecte en chef de la Ville, Fritz Beblo, tient à la subtilité avec laquelle s'inséra cette grande voie dans le tissu existant, en essayant de limiter les destructions et en s'attachant à la qualité urbaine des édifices, soumis à des règles très précises.

Le tracé s'inspire des théories que l'urbaniste viennois Camillo Sitte venait de publier dans son ouvrage Der Städtebau nach seinen künstlerischen Grundsätzen ("L'art de bâtir les villes"), en 1889.

Après un recensement historique qui vise à préserver les éléments d'architecture considérés comme précieux, les travaux de destructions ouvrent une voie sinueuse qui tangente la place Kléber pour repartir vers le sud. Le tracé vise à conserver d'un côté de la voie les façades les plus intéressantes.

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L'église Saint-Pierre-le-Vieux, qui empêchait le passage de la nouvelle voie, est amputée dune partie de la nef (2 travées sur 5) pour permettre le passage de la Neue Strasse.

La façade est reconstruite - en style roman cette fois-ci - en arrière et élégamment articulée avec le début de la Grande Percée.

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La nouvelle façade de l'église vient se cadrer pour marquer l'extrémité ouest de la nouvelle rue.

Le tracé curviligne a pour objet d'éviter des perspectives infinies, comme celles de Paris, et donc de créer, au fir et à mesure de la déambulation des vues différentes.

Seule la partie Ouest de la Grande Percée est réalisée lorsqu'éclate la première guerre mondiale, à hauteur du cinéma Odyssée.

Certaines articulations, comme le grand magasin Kaufhaus Modern (aujourd'hui Galeries Lafayette) sont traitées de façon privilégiées.

Autre exemple, l'intersection avec les rues existantes prend en compte l'importance relative des voiries.

Ainsi le débouché des petites rues est traité sous forme de porche n'interrompant pas le déroulé des façades de la nouvelle voie.

Reprenant la scénographie du Teatro Olimpico de Palladio à Vicence, la petite et ancienne rue des Drapiers se transforme en coulisse de l'artère moderne.

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